CAMPAGNE DES ACQUIS ET DES DÉFIS 2014

La campagne « acquis/ défi » de cette année veut  présenter au grand public tout le chemin qui a été parcouru et toutes les victoires remportées depuis les années 1990.  Elle veut également rappeler qu’une personne séropositive continue de rencontrer de trop nombreuses embûches dans sa vie quotidienne, entretenues par la mésinformation, la peur et l’incompréhension et cela malgré les bonnes nouvelles que nous apprenons chaque année.

Voici 6 situations que peuvent rencontrer les personnes vivant avec le VIH :

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«On m’a refusé une assurance-vie parce que je suis séropositif»

Acquis : En 2014, l’espérance de vie d’une personne vivant avec le VIH est de plus de 70 ans. Par conséquent, les personnes vivant avec le VIH sont amenées à conclure divers types de contrats d’assurance au cours de leur vie. Le monde des assurances est souvent complexe et il est souvent difficile de connaître ses droits en tant que personne séropositive.


Défi : Obtenir une assurance-vie individuelle privée pour une personne vivant avec le VIH est extrêmement difficile, car un assureur à la droit de refuser une personne en raison de son état de santé et donc de sa séropositivité. Cependant, du fait de l’évolution des traitements et donc de l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH, nous avons l’espoir que les personnes séropositives aient de plus en plus accès à des produits d’assurance vie. La COCQ-SIDA souhaite développer des actions de plaidoyer afin de permettre un meilleur accès aux assurances pour les personnes vivant avec le VIH.

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«On m’a refusé des soins médicaux parce que je suis séropositif»



Acquis : En 2014, grâce aux précautions universelles et aux modes de transmission du VIH qui sont bien connus, une personne vivant avec le VIH peut recevoir des soins médicaux comme le reste de la population et cela sans risque pour le personnel qui lui prodigue ses soins.

Défi : Même si la majorité des professionnels de la santé est sensibilisée à ces questions, il existe encore des cas de discriminations envers les personnes vivant avec le VIH, souvent en raison d’un manque d’information. Il apparait donc important que les professionnels de la santé mettent à jour leurs connaissances ou en apprennent davantage sur le VIH/sida en s’informant par le biais de formations, conférences ou en consultant des ouvrages de référence, comme le magazine Remaides.

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«On comprend mal mon désir d’avoir un enfant parce que je suis séropositive»

Acquis : En 2014, grâce aux traitements, les femmes séropositives peuvent donner naissance à un bébé en santé et séronégatif. Au Canada, contrairement à d’autres régions du monde, il est rare que la mère transmette le VIH à son enfant si elle suit un traitement durant  sa grossesse. En plus du traitement antirétroviral, des précautions seront également prises lors de l’accouchement, dépendamment de la charge virale de la mère ou si une co-infection avec l’hépatite C existe.

Défi : Exprimer son désir de maternité lorsque l’on vit avec le VIH peut encore susciter de la stigmatisation et des craintes de la part de son entourage, qui imaginera souvent que l’enfant naîtra séropositif et jugera donc le comportement de la mère. En 2014, vivre avec le VIH n’empêche pas une femme de fonder une famille et d’assumer ses responsabilités familiales.

«On a eu peur de moi parce que je suis séropositif»

«On m’a refusé comme bénévole parce que je suis séropositif»

Acquis : En 2014, une personne traitée adéquatement ne transmet pas le VIH. De plus, le VIH ne se transmet pas lors des contacts quotidiens, tels que partager un repas ou de la vaisselle, s’embrasser sur la joue, se serrer la main, etc. Pour en savoir plus sur les modes de transmissions du VIH, cliquez ici.


Défi : Que cela soit par manque d’information ou mésinformations, de nombreuses personnes discriminent encore les personnes vivant avec le VIH. Les campagnes d’informations, la Journée mondiale de lutte contre le sida et d’autres événements mobilisateurs permettent de remettre le VIH/sida à la Une des médias, tout en rappelant que celui-ci ne transmet pas facilement et que les personnes vivant avec le VIH peuvent mener une vie quotidienne comme le reste de la population.

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«On m’a mis beaucoup d’obstacles pour reprendre ma vie en main»

Acquis : En 2014, après un séjour en maison d’hébergement, une personne vivant avec le VIH a la santé nécessaire pour retrouver une vie active.


Défi : Les personnes ayant séjourné en maison d’hébergement font souvent face à de l’isolement social et vivent de la dépression ou de l’anxiété. Retrouver un logement ou un emploi est généralement difficile, car il faut justifier une longue période d’absence du marché du travail et un manque de références pour soutenir sa recherche de logement. À cela s’ajoutent un faible revenu et les coûts des médicaments qui ont un impact sur toute la vie quotidienne (accès à une alimentation équilibrée, à des loisirs, etc.). Le respect de leurs droits, l’accès aux soins et aux services peuvent être difficiles, en raison de discriminations liées au statut séropositif et à d’autres problématiques parfois présentes, par exemple la toxicomanie. Un soutien psychosocial permet à ces personnes de surmonter les obstacles et d’envisager un retour à une vie paisible.